jeudi 21 avril 2011

St-Eustache et Versailles

Jeudi soir déjà... Déjà de la moitié du voyage de passé :( Il faut dire que les deux derniers jours ont été pas mal occupés. Tout d'abord, laissez-moi vous parler de St-Eustache. C'est dans mon top 3 des plus belles églises. Je vous avais dit que Notre-Dame était bondée et qu'il y faisait sombre et que l'atmosphère n'était pas très propice au recueillement? Eh bien! St-Eustache est tout le contraire. Elle est grande, lumineuse, silencieuse, et surtout, peu connue. J'y ai vu un homme prier assis sur une chaise (pas de traditionnels bancs d'église), le front appuyé sur le dossier de la chaise de la rangée précédente. Il était dans cette position quand je suis arrivée, et y était encore dix minutes plus tard. Si ce n'avait été de ses mains qui égrainaient un chapelet, je l'aurais cru endormi. Et cet homme, assis devant les cierges, avec une expression si triste que je l'aurais serré dans mes bras... Vous voyez, le genre d'église où l'on a l'impression de blasphémer si on joue les touristes sans scrupule. Une église dont l'atmosphère vous pénètre et vous impose un respect doux, amical, tranquille. Une église magnifique, hors du temps.

Et puis Versailles... Je suis probablement très très mal tombée. Parce qu'il y avait des groupes en quantité! Des groupes scolaires avec des ados qui n'en ont rien à foutre et des groupes de chinois kid kodak qui bousculent tout monde, forcent le passage et se mettent systématiquement dans le champs de ta photo. Mais surtout, il y avait une exposition d'un autre musée qui prenait toute la place et bloquait la vue et le chemin. Par chance, les jardins sont grands et valent la peine qu'on s'y attarde.

Trois jours, donc. Trois jours pour (ne pas avoir le temps de) voir tout ce que je veux. Trois jours pour dénicher un accordéoniste, parce que j'aime les clichés, pour profiter du soleil, pour m'émerveiller dans une ville étrangère et pour me dire qu'une semaine, c'est vraiment court.

mardi 19 avril 2011

Bonne bouffe, cathédrale et linguistique

Comment dire.... Je sais que je suis en vacances, parce que ce matin, j'ai pris un déjeuner qui était presque un dîner. Ça a commencé comme un déjeuner tradionnel: Une brioche au chocolat. Sauf qu'en cours de route, se sont ajoutés pain, fromage et saucisson. Et parce que c'est important de goûter ce qu'on achète avant de le ramener au Québec, on a sorti le bloc de foie gras d'oie. Et tant qu'à y être, pourquoi pas un peu de Sauternes? Après tout, il doit bien être l'heure (raisonnable) de boire quelque part dans le monde...

Et pour souper? Un petit repas au Relais de l'Entrecôte. Saignant à la perfection. L'Entrecôte Saint-Jean a beau s'en être inspiré, il peut aller se rhabiller! Je crois que jamais je ne trouverai un aussi bon steak frites à Québec. En plus, le repas est servi en deux fois, parce que manger du steak refroidi, ça ne se fait pas! Miam!

Et bon, on n'a quand même pas chômé dans notre journée. Notre-Dame était au programme, aujourd'hui. C'est beau. Grand. Plein de vitraux. Mais franchement, rien qui impose vraiment le respect. Beau plutôt comme un musée. Beau comme un regard sur le passé. Peut-être que c'est dû à la quantité détestable de touristes qui se foutent de savoir s'ils s'arrêtent en plein milieu de ta photo. Où qui te bousculent sans cesse. Mais quand même. Ça valait le détour.

On a ensuite flâné dans Saint-Germain, parmi les bouquineries et les cafés. Juste pour le plaisir de profiter du soleil et de la chaleur. Parce qu'ici, aujourd'hui, il a fait environ 25! Beau soleil et juste ce qu'il faut de vent pour que ça soit confortable. De parfaites journées d'été!

M'a essayer de vous en ramener une par par chez vous ;)

Ah oui! Et j'ai trouvé plus déstabilisant que d'entendre du français partout: on s'est plusieurs fois fait servir en anglais... et en portugais! Allez comprendre!

lundi 18 avril 2011

En direct de Paris

Première journée qui s'achève (enfin)!

On est arrivée tôt à l'hôtel ce matin, trop pour avoir notre chambre,
alors on en a profité pour explorer le quartier. On s'est promenés
dans le Bois de Vincennes quelques heures. Première constatation: on
aime les chiens, à Paris! Deuxième constatation: il est tout aussi
déstabilisant de débarquer dans un endroit où tout le monde parle
français que dans un endroit où on n'en connaît rien. Peut-être même
plus... Je suis habituée à «sonner» touriste. À ce que personne ne me
comprenne. Je fais le saut chaque fois que je réalise que je ne suis
pas une minorité linguistique.

Pour l'instant, on a surtout exploré. Après le souper (et une sieste
bien méritée), on est allés dans le coin du musée d'Orsay. Je peux vous
dire que c'est en sortant du métro que j'ai vraiment réalisé où je me
trouvais. Et que cette semaine passera beaucoup trop vite à mon goût.
L'ambiance, l'architecture, tout est tellement trop...

Fidèle à moi-même, j'ai déjà pas mal de photos de prises. Je voulais
publier une photo par jour, mais je n'ai pas encore trouvé comment
faire sur un iPad. Ça devra donc attendre...

Après tout, ce voyage ne fait que commencer :)

dimanche 20 mars 2011

Nouveau départ

Paris. Dans moins d'un mois. J'ai eu la confirmation il y a deux jours.

L'ivresse qui précède le départ, c'est indescriptible. Une sorte de drogue. Tout est plus beau, plus excitant, trop long, trop rapide. Tout à coup, le monde redevient celui de l'enfance, où tout était encore à découvrir.

Paris n'a jamais été en haut de ma liste d'endroits à visiter. Je ne peux pas vous expliquer. Mais la vie a décidé de m'offrir Paris au détour, ce n'est pas moi qui vais lever le nez sur cette chance.

Ce que je veux voir? Je n'ai pas d'idée précise. Les classiques, évidemment, mais j'ajoute à la liste la maison de Victor Hugo. Et la tombe de Chopin. Et probablement plus, au fur et à mesure que je parcourrai mon guide de voyage.

Le décompte est commencé!

jeudi 13 mai 2010

Rêve éveillé


Ce texte a été écrit dans un salon de thé à Olomouc. Inspiré par l'ambiance et l'inconnu qui m'attendait à mon retour. Je me permets d'écrire ici cette petite divagation de voyage.


***


Il faisait froid et humide. Une température pour rester emmitouflée au coin du feu, un livre à la main, une tasse de thé épicé dans l’autre. Le thé, c’est justement ce qui m’a attirée dans cet endroit. Pour y entrer, il fallait passer une petite porte dodue en bois vernis au bout d’un long couloir sombre et étroit. Le vent continuait de me pousser dans le dos, se butant à la chaleur accueillante de l’endroit. Un charmant salon de thé. Exactement ce dont j’avais besoin.

En entrant, j’ai été assaillie par les odeurs de thé, d’épices, de cannelle et de shisha. La pièce était invitante avec ses murs orangés, ses tapis orientaux et ses plafonds en bambou. Des lumières tamisées, des rideaux de perles et un bouddha méditant complétait le tableau. Je me suis assise à la seule table libre, coincée entre deux bibliothèques gorgées de livres de toutes sortes, écrits dans des langues qui m’étaient étrangères.

Un peu partout, les gens s’étaient rassemblés autour de petites tables, d’autres étaient étendus au milieu de coussins multicolores, tous discutant sans se presser. Une jeune serveuse errait entre les tables comme si rien ne comptait, avec cette assurance tranquille qu’ont les personnes âgées.

Un endroit unique, mystérieux, sur lequel le temps semblait ne pas avoir d’emprise, comme si lui aussi était venu s’y reposer.

Dans cet endroit propice aux chimères, à l’autre bout du monde, je n’aurais pas été surprise de t’y croiser, toi que je connais si peu. Ton image est floue et familière à la fois, amalgame de tous ces inconnus qui ont un jour croisé mon chemin. Je n’arrive pas à te matérialiser et pourtant, je te vois, je te crée, substance malléable que mon esprit prend plaisir à ne pas définir.

Je peux presque voir ton sourire, mille fois imaginé. Pour un peu, je penserais que tu me tends la main. Et j’ai peur, tout à coup. Et si tu étais réel?

Ne pas y penser. Surtout, ne pas y croire.

Parce que vois-tu, dans ce salon de thé, l’espace d’une seconde interminable, tu étais devant moi. Et il m’est resté un fragile espoir que, peut-être, je te plairais.

jeudi 8 avril 2010

Une nuit à l'opera


Je reviens de l'opéra. La dernière fois que j'y suis allée, c'était à Québec, pour voir Madame Butterfly. Au cégep. Je ne tripe pas opéra, je préfère le théâtre, ou la danse, mais là, Le barbier de Séville à Prague? Je ne peux pas me refuser ça! On vit l'expérience praguienne à fond ou pas du tout!


Donc, cet après-midi, Marie Claude et moi, on s'est arrêtées dans une adorable librairie où j'ai acheté deux cahiers-oeuvres-d'art, et on a fait un tour sur le site de l'opéra de Prague, et on a décidé d'acheter deux billets. Je me suis donc pointée en jeans (je voyage confo, malheureusement...) et après un souper moyen, on s'est pointées là-bas.
Oh! si vous aviez vu ça... un décor de film, mais encore mieux, encore plus, c'était trop... juste trop. En rentrant, on nous a dirigées vers un grand escalier blanc et doré. Puis, vers notre balcon. Une petite porte blanche nous ouvre un petit cocon sombre. On s'assoit, le souffle coupé. La tapisserie rouge ton sur ton, les chaises en velours rouge, le bord de la balustrade également en velours rouge, pour s'accoter. Les lanternes de chaque côté des balcons, avec des fioritures dorées, les fresques peintes au plafond, et le lustre. Un lustre doré, avec tellement de lumières, de ramifications... immense, ce lustre. Et la décoration tout aussi riche et opulente sur les murs, autour des balcons qui nous font face. C'était magique. Il ne manquait que les robes d'époque et les chapeaux haut-de-forme.
Puis, les lumières se sont éteintes, la musique a commencé, le rideau s'est levé, et l'opéra a débuté. Les chanteurs avaient de très belles voix. Mais les hommes, en particulier. Des voix chaudes, profondes, qui vibraient a l'intérieur de ma tête, qui me donnait l'impression de flotter, que quelque chose se gonflait à l'intérieur de moi. Je me suis laissée porter par ces sons, parfois sans pouvoir m'empêcher de sourire, juste parce que j'étais heureuse. J'ignorais qu'une note, qu'une voix, pouvait faire cet effet... le son du bonheur d'être là, à ce moment... un instant fugace, que j'aurais aimé garder plus longtemps, retenir. Dont j'ai de la difficulté à me rappeler, déjà.


Alors voila. J'aime beaucoup Prague. Vraiment.


Demain, probablement qu'on va aller voir Othello, en ballet. Et d'ici la fin, notre plan inclus une expo photo d'un artiste que j'ai découvert sur deviantArt, le musée du communisme (situé entre un McDo et un casino...) et le musée Mucha. Et de la bouffe, des cafés, des crêpes, et si on a de la chance, un verre de vin chaud.

lundi 5 avril 2010

Olomouc

Petit silence radio, parce que les cafés Internet, ça ne court apparemment pas les rues, en République tchèque!

On est maintenant à Olomouc. En quittant Prague, on a été a české Budějovice (seulement pour dormir, on a passé la journée à český Krumlov, qui est magnifique), puis on est allée à Brno, un peu industriel. On réside dans une charmente auberge où le thé et le café sont à volonté, la déco est adorable, les gens sont sympathiques. On s'est trompées de train, pour arriver à Olomouc, il a donc fallu payer un surplus... et j'ai failli rester coincée dans le train à la gare! Les gens ne parle pas tous anglais, ici, alors on parle par signes. Mais on finit toujours par se comprendre.

C'est lundi de Pâques, pas mal de commerces sont fermés, aujourd'hui, alors on prend ça relax. La tradition veut que le matin du lundi de Pâques, les hommes tressent des jeunes branches d'arbres et fouettent gentiment les jambes des filles pour leur transmettre l'énergie vitale de l'arbre. Ce serait pour cette raison que les femmes tchèques sont si jolies. En remerciement, elles leur donnent une gorgée d'alcool. Sympathique, non?

Au prochain café Internet, probablement de Prague, cette fois!